1.ctout

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Ulla Von Brandenbourg

Présentation :
Première exposition personnelle de Ulla von Brandenbourg dans une institution française, l’occasion pour cette jeune artiste allemande de produire un projet inédit qui donnera à voir les multiples facettes de son travail.
A travers ses films 16mm, dessins, wall-paintings, sculptures et performance, elle produit une œuvre singulière, fondée sur les questions de représentation et d’illusion, ou se conjuguent allègrement magie noire, spiritisme et psychanalyse.

Qui est cette « artiste » :
Ulla von Brandenburg est née en 1974 à Karlsruhe. Elle vit et travaille à Paris et Hambourg. Se dit adepte de trompe l'œil, d'illusions et de mystères, développant une imagerie chorégraphique qui croise psychanalyse, condition sociale et parapsychologie. Inspirée par l'histoire de l'art, la commedia dell'arte et le théâtre, elle crée tableaux vivants, installations, dessins, films et journaux, qui d’après elle, analysent le monde actuel par le biais de références à l'Europe "fin de siècle".

Mon avis : (Les italiques bleus sont les infos fournis dans la revue de presse par l'exposition)
L’exposition s’ouvre sur œuvre intitulé Curtain II, « un vaste rideau aux plis peints en trompe l’œil et aux losanges noirs et rouges qui rappellent les vêtements d’arlequin »
réalisée par ces petites mains, peut être pour éviter de payer celui qu’elle aurait pu trouver de manière identique aux BHV. Après tout il n’y a pas de petites économies.
Une fois le rideau passé, « le visiteur s’engage dans l’espace et en ressort, tel un comédien qui entrerait sur scène ». Fallait mettre un rideau rouge dans ce cas, la compréhension aurait été meilleure.

Une fois le rideau traversé, le spectateur découvre le film 16mm Around. « Ce film est une des pièces majeures de l’artiste ». Super, ça promet. « Dans une rue, un groupe de personnes est filmé de dos. La caméra tente alors de contourner le dit groupe, mais comme un seul homme, celui-ci tourne sur lui-même au rythme de la caméra demeurant ainsi anonyme ». Bref, aucun intérêt, aucunes symboliques, incompréhensible et même pas explicable par l’artiste elle-même (lire plus bas ces extraits d’interview).

Je vous passe une soit disant œuvre de dessin sur soie, avec les plis volontaire de la toile qui selon la revue de presse « peut donner au visiteur l’impression d’un ralentissement renforcé par le caractère fantomatique ». Pas besoin d’en rajouter plus que la revue de presse pour comprendre l’inutilité et surtout la simplicité atroce de ce dessin d’un enfant de 12 ans.

Pour arriver sur l’œuvre QuiltIII, qui dépasse le ridicule. « Installation composée de 8 vestes et 8 cravates cousues sous la forme d’une étoile et disposée au sol qui attendent leurs comédiens ». Vivement qu’elle les trouve rapidement je commence à m’emmerder.

C’est le cas, je tombe alors sur un film 16mm que « le visiteur découvre après un labyrinthe de tissus qui portent les 8 couleurs d’un test mis en place dans les années 50 par le père de la psychologie des couleurs, Max Lüscher », un copier-coller quoi !. « Le film tourner dans un château à 8 pièces », enfin un parallèle avec l’œuvre précédente, « se promène dans les différentes pièces et filme des personnages statiques ». Aucun style, de nouveau d’une simplicité atroce qui n’apporte rien, sauf le vide.

Je vous passe tout le reste car je pourrai devenir de plus en plus désagréable sur cette soit disant artiste moderne.

Une seule œuvre est plutôt réussi, intéressante, imaginative, Publikum, « est un wall-painting représentant des spectateurs regardant tous dans la même direction, observant une scène qui ne nous est pas dévoilé… »

N’oublions pas qu’à l’entrée de l’exposition, à l’extérieur, coté rue, « flotte un drapeau composée d’un veston, d’un pantalon et d’une chemise assemblés et suspendus. Ce Drapeau évoque à la fois la figure de l’épouvantail, celle d’un pendu ou bien celle d’un étrange acrobate, l’œuvre est avant tout un signe qui indique dés l’espace public l’entrée de l’exposition ». En même temps c’est normal, compte tenu que le lieu est introuvable sans avoir un étendard quelque soit sa forme. D’ailleurs j’aurai du piqué le costume, j’avais une soirée Noir et Blanc de prévu, il aurait au moins pu servir à quelque chose d’utile.

Bref, une artiste incompréhensible, contradictoire, avec un bel ego suffit de lire les extraits d’interview ci-dessous réalisé pour l’exposition.
Elle sera peut être intéressante lorsqu’elle aura mûri.

Extrais d’interview
:
Journaliste : Tu sembles culturellement très proche de l’ambiance "Europe fin de siècle", qu’en est-il exactement ?
Artiste : ...j’aime raconter des histoires théâtralisées, avec des situations psychologiques claires. (Relevez bien les deux derniers mots)

Journaliste : Pourrais-tu nous en donner les codes d’accès ?
Artiste : …Je mêle différentes sources de provenances variées, dont le mélange même est assez absurde (je confirme, absurde)….beaucoup de choses se répètent : les personnages masqués, ou qui cachent leur visage d’une manière ou d’une autre ; ou encore des positions qui sont difficiles à comprendre au premier regard. (Difficile à comprendre mais psychologiquement claire. Ce n’est pas contradictoire ça ?)

Journaliste : Pourquoi le choix du 8mm et du 16mm pour tes films ?
Artiste : …j’apprécie la qualité des bandes 8mm ou 16mm, leur noir et blanc intemporel : cela donne moins d’informations aux spectateurs, ils possèdent de ce fait moins de clés de lecture. (Ah, voila c’est pour ça que j’ai rien compris, en fait c’est volontaire.)

Journaliste : Comment mets-tu en place cet ascendant dans une pratique contemporaine ?
Artiste : …Je collectionne les images, puisant dans ce vivier au fur et à mesure de mes besoins. Je me sens proche d’Andy Warhol (Bravo pour l’ego)...


Artiste : …je me rêve dans un autre temps et un autre espace ; c’est comme une fuite de la société actuelle. (Fuis nous surtout)

Journaliste : Qu’en est-il de l’hystérie et de la psychanalyse ?
Artiste : …En ce qui concerne la psychanalyse, le lien entre ce qu’on voit et l’inconscient m’intéresse, en ce sens que l’inconscient nous dirige. Je pense qu’auparavant la religion dirigeait la société, cela a permis l’ouverture d’un monde nouveau. (Remercions Dieu d’être là ! Oh merci Seigneur, c’est grâce à toi qu’on ai obligé de se taper une artiste aussi nulle)

Ma Note : 0/10

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